10 mars 2007
Une béquille
Le rendez vous s'est bien passé, enfin façon de parler, je veux dire qu'il m'a permis d'évacuer, et de me sentir écoutée, sans être dévalorisée.
"Vous ne vous aimez pas beaucoup dites donc !"
Bien sûr, cette phrase n'a pas été lâchée comme ça, elle était au sein d'un dialogue.
Mais bon, il m'a prescrit un médicament assez nouveau, à effet prolongé (24h), selon lui, je ne pouvais pas rester comme ça, d'ailleurs il est vrai, que ça devenait insupportable.
Donc me voilà avec une béquille, je n'en voulais pas, mais là, j'ai dit oui.
Cela fait partie du programme de reconversion, et il faut que j'ai tout simplement envie de faire des choses, autres que de rester plantée devant mon écran.
Certes vous êtes derrière, mais pas tout le temps, et vous n'avez pas que ça à faire, et c'est tant mieux.
Nous verrons bien, mais ça ne pourra qu'être mieux.
Il fallait bien que j'accepte cet état de fait.
Donc me voilà avec la perspective d'un mieux être, chimique, mais je m'en fous, et lundi, démarrage du processus, de reconversion, à savoir premier rendez vous avec l'institution.
Je vais de ce pas faire mes crudités, ce n'est pas une raison pour bouffer n'importe quoi, et me mettre à grossir, et si l'envie me prend, un pot en ville en terrasse, je ne sais pas quel temps vous avez, mais ici en Bretagne, il fait un temps superbe.
Le ciel est totalement bleu, et je pense que tous les étudiants vont mettre le nez dehors, et que ma ville sera animée.
Et je devrais dire, encore plus animée que d'habitude.
Bon week end et bisous plein...........
Le week end
C’est le week end, un moment que je hais, car il me confronte encore plus à ma solitude.
Du moins hors du quotidien.
Et je ne vois pas.
Je pourrais dessiner, profiter du soleil, prendre un pot en
terrasse, il fait un temps sublime.
Mais l’envie n’est pas là.
Ça passe le temps, et regarder la télé, ça aussi, c’est un très bon lavage de cerveau.
Mais je suis bien avancée, car des bribes me sautent dans la tête, aux aurores et me réveillent en sursaut.
Je me dis lève toi, et debout, je vais dans le salon, je fume une cigarette, jusqu’à ce que je me remette à bailler.
Et je me recouche, la plupart du temps je me rendors, pas longtemps, mais je me rendors, alors qu’avant je n’y parvenais pas.
A se demander si je n’ai pas fait mon truc de psycho, pour être lue, avoir des réponses et y répondre moi-même.
Cela étant dit, je me suis bien amusée à le faire, et les gens se sont bien prêtés au mode humour.
Entretenir mon intérieur, je ne sais combien de lessives, et préparer ma classe.
Cette dernière chose me grignotait la moitié de ces deux jours.
Quand j’arrivais à faire une petite sieste, c’était un bienfait immense.
Mais j’écourtais la soirée, pour retrouver un semblant de forme pour la semaine à suivre.
Et le temps a passé, il m’a même dépassée, je n’ai rien vu
passer, rien vécu du moins pour moi. Juste du sommeil réparateur.
Là, j’ai du temps pour moi, mais je le regarde comme un
problème.
Je me demande de quoi d’ailleurs je ne fais pas un problème
ou une obligation.
Il ne sait pas quoi dire et pas quoi faire. Il lui faut un
temps pour réaliser.
Si vous avez lu cette note jusqu’au bout, dites moi, si elle vous a parue fastidieuse à lire, et pourquoi, et si c’est le cas contraire, dites moi aussi la raison.
Je vous en demande beaucoup certes, mais je préfère être franche.



