30 mai 2007
La cabale
J'ai découvert une phrase de la cabale.
"Dieu compte les larmes des femmes"
Cela signifie (expliqué par un rabin), que les femmes ressentent plus la souffrance du monde et que c'est pour cela qu'elles pleurent plus souvent.
Toute opinion religieuse, mise à part, j'ai toujours trouvé très beaux les textes juifs.
Cette phrase m'a interpelée, touchée.
Et je vous mets un poème de ce livre "sacré".
Je le trouve plein de symboles, on y parle même d'ordinateurs. Traduction adaptée bien sûr.
C'est certainement le prochain ouvrage que je vais acheter pour ses poèmes.
" C’est si triste d’être seul … "
(Le magicien qui peut tout …. sauf rester seul…)
(Ceci est un conte pour adultes au sujetd’un magicien bien
triste.
Je l’ai écrit dans l’espoir qu’en lelaissant entrer sans son
cœur,
le lecteur donnera la possibilité à quelque chose degrand d’y
pénétrer également…)
Rabbi Michael Laitman
Traduction : Nelly Baron
Savez-vous pourquoi seules les vieilles personnes racontent
des histoires ?
Parce que les contes sont la sagesse même de notre monde !
Tout passe, et seuls les contes authentiques demeurent…
Les contes sont la sagesse,
Et pour raconter des contes, il faut savoir beaucoup de
choses,
Et voir ce que d’aucun ne peut voir,
Mais pour ce faire, il faut avoir vécu de longues années.
C’est pourquoi seules les vieilles personnes savent raconter
les contes.
Comme il est dit dans le grand livre antique des
enchantements :
“ Le vieil homme est celui qui détient la sagesse ”
Les enfants…,
Ils aiment écouter les contes
Parce qu’il y a en eux
L’imagination et l’esprit qui les font penser à tout,
Et pas seulement à ce que d’aucun peut voir.
Et, si après être devenu grand, l’enfant voit toujours
Ce que d’aucun ne peut voir,
C’est qu’il sait que l’imagination, - c’est la vérité.
Et il reste enfant, un enfant plein de sagesse,
- “ Un ancien détenant la sagesse ”-,
Comme il est dit dans le grand livre antique des
enchantements,
Le “Livre du Zohar ”.
Il y avait une fois un magicien,
Grand, extraordinaire, beau et d’une très grande bonté…
Mais il était seul, personne
Qui pourrait être à ses côtés,
Personne avec qui jouer,
Personne à qui parler,
Personne qui lui prêterait attention,
Avec qui pourrait-il partager tout
Ce qu’il possède.
Que faire ? …
C’est si triste d’être seul !
Il se prit à penser : et si je créais une pierre,
Même une toute petite, mais une jolie pierre ?
Peut être que cela me suffirait,
Je la caresserais et je sentirais
Comme une présence à mes côtés,
Et nous serions bien,
C’est si triste d’être seul !
Avec sa baguette magique il fit “ tic !”
Et une pierre apparut à ses côtés,
Exactement comme il l’avait imaginée.
Il caresse la pierre, il l’embrasse,
Mais elle ne répond pas, elle ne bouge pas,
Qu’elle reçoive un coup ou une caresse,
Elle est insensible !
Comment être son ami ?
Le magicien se mit alors à faire des pierres et encore des
pierres,
Beaucoup d’autres pierres, toutes différentes,
Des rochers, des montagnes, des terres,
Le globe terrestre, le soleil, la lune.
Il remplit de pierres tout l’univers,
Mais toutes n’étaient qu’une seule et même pierre,
Elles ne lui répondaient pas,
Et comme auparavant, il pensait
C’est si triste d’être seul !
Puis le magicien pensa :
Et si au lieu d’une pierre, je créais une fleur,
Une jolie fleur ?
Je l’arroserais,
Je l’installerais dans un endroit aéré, au soleil,
J’en prendrais soin,
Elle serait heureuse,
Et tous deux ensemble, nous serions bien,
C’est si triste d’être seul !
Avec sa baguette magique il fit “ tic !”,
Et une fleur apparut à ses côtés,
Exactement comme il la voulait.
Il se mit à danser de joie devant elle,
Mais la fleur, elle, ne dansait pas, elle ne tournoyait pas,
Elle était presque insensible à sa présence.
Elle réagissait seulement à ce que lui donnait le magicien :
Quand il l’arrosait, elle était pleine de vie,
Quand il ne l’arrosait pas, elle s’étiolait.
Comment est-il possible de réagir aussi peu à un magicien d’une
si grande bonté ?
Prêt à donner tout son cœur ! … Et personne…
Comment faire ? …
C’est si triste d’être seul !
Le magicien se mit alors à faire des fleurs,
Des grandes, des petites, des jardins et des forêts, des
buissons et des champs…
Mais tous n’étaient qu’une seule et même fleur – ,
Elles ne lui répondaient pas,
Et comme auparavant, c’était bien triste d’être seul…
Le magicien pensa longuement puis il se dit :
Et si je créais un animal ?
Mais quel animal ? Le mieux serait un chien. Oui, un chien !
Un petit chien, gai, affectueux.
Je jouerais avec lui,
Nous irions nous promener, et mon chien courrait
Devant, derrière, autour de moi.
Quand je rentrerais à la maison, dans mon château,
Plutôt, quand je serais de retour dans notre maison,
Il serait déjà parti en courant à ma rencontre,
Nous serions bien ensemble,
C’est si triste d’être seul !
Avec sa baguette magique il fit “ tic !”,
Et un chien apparut à ses côtés,
Exactement comme il le voulait.
Il se mit à le choyer,
Il lui donnait à manger et à boire, il le caressait,
Lui faisait sa toilette, allait le promener,
Il faisait tout pour lui…
Mais l’amour d’un chien…,
C’est juste sa présence,
Etre aux pieds, suivre…
Et le magicien s’aperçut avec regret
Que même le chien
Avec lequel il jouait si bien,
N’était pas capable de lui rendre l’amour
Qu’il lui donnait.
Il n’était tout simplement pas capable d’être son ami,
Pas capable d’apprécier ce qu’il faisait pour lui !
C’était pourtant bien ce que souhaitait le magicien !
Il se mit alors à créer
Des poissons, des lézards, des oiseaux, et bien d’autres,
Mais ce n’était pas mieux :
Aucun ne le comprenait,
Et comme auparavant, il pensait, c’est si triste d’être seul
!
Le magicien pensa longuement, longuement puis comprit :
“ Mon seul véritable ami ne pourra être que
Celui qui aura besoin de moi
Et me cherchera.
Ce doit être quelqu’un
Qui pourra vivre comme moi,
Quelqu’un qui saura tout faire comme moi,
Qui pourra aimer comme moi,
Comprendre comme moi,
C’est seulement alors qu’il me comprendra !
Seulement, comment être comme moi ? … mmm…
Qui peut être comme moi ?
Qui pourrait apprécier ce que je lui donne,
Qui pourrait me rendre la pareille,
Car même un magicien a besoin d’amour,
Qui pourrait être tel
Que nous serions bien ensemble ?
C’est si triste d’être seul !
Mais pour que nous soyons bien ensemble,
Il doit auparavant savoir
Ce que signifie être seul, sans moi,
Eprouver, comme moi… sans lui, que
C’est si triste d’être seul !
A nouveau, le magicien fit “ tic !”,
Et, loin, très loin de lui, apparut un endroit,
Et dans cet endroit, un homme…
Mais l’homme est si loin du magicien
Qu’il n’a pas le sentiment de l’existence du magicien
Qui l’a créé et a tout créé pour lui :
Les pierres, les fleurs, les animaux, les oiseaux,
Les maisons et les montagnes, les champs et les forêts,
La lune et le soleil, la pluie et le ciel,
Et encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses…, le monde
entier…,
Même le football et les ordinateurs !
Tout ce que possède l’homme…
Et le magicien est encore seul…
Et c’est si triste d’être seul !…
L’homme, lui, ne se doute même pas
Qu’il existe un magicien,
Qui l’a créé,
Qui l’aime,
Qu’il l’attend et qui l’appelle :
“ Eh, vraiment, tu ne me vois pas ! ?
C’est moi, ... moi qui t’ai tout donné,
Viens !
Nous serons bien tous les deux,
C’est si triste d’être seul !… ”
Mais comment l’homme qui se sent si bien comme cela,
Qui a le football et les ordinateurs,
Qui ne connaît pas le magicien,
Comment pourrait-il vouloir le trouver,
Le rencontrer,
S’approcher de lui, être son ami,
L’aimer,
Etre tout près de lui,
Et lui dire à ce magicien,
“ Eh, magicien, !…
Viens, nous serons bien tous les deux,
C’est si triste d’être seul, sans toi !… ”
Car l’homme ne connaît que ses semblables
Et que ce qui est autour de lui,
Il sait qu’il faut être comme tous,
Faire tout ce que tous font,
Dire ce que tous disent,
Vouloir ce tous veulent.
Ne pas énerver les grands, demander poliment,
Les maisons, les ordinateurs, le football pour les loisirs,
Et tout ce qu’il veut, il le possède,
Et à quoi bon savoir en fin de compte
Qu’il existe un magicien
Qui est si triste sans lui …
Mais le magicien est d’une grande bonté, d’une grande
sagesse,
Sans se montrer, … il observe l’homme…
… et tout à coup, … un jour, …
Délicatement, doucement, tout doucement,
Il fait … “ tic ! ” avec son bâton.
Et l’homme ne peut plus
Vivre comme avant,
Ni le football, ni les ordinateurs
Ne lui font plus plaisir,
Et il veut, il cherche quelque chose,
Il ne comprend pas encore que
C’est le magicien qui est entré
Dans son cœur avec sa baguette magique en lui disant
“ Allez ! … maintenant,
Viens, nous serons bien tous les deux,
Car toi aussi, tu es si triste d’être seul !…”
Et le magicien, d’une grande bonté, d’une grande sagesse,
L’aide à nouveau :
Juste encore un “tic !”,
Et l’homme sent qu’il existe quelque part un château enchanté,
Rempli de toutes sortes de bonnes choses miraculeuses,
Et que le magicien l’attend là-bas,
Et qu’ils seront bien tous les deux …
Mais, où est ce château ?
Qui lui montrera le chemin ?
Comment rencontrer le magicien ?
Comment pourra-t-il le trouver ?
Et toujours dans son cœur “ tic ! ”… “ tic ! ”,
Il ne peut plus ni manger, ni dormir,
Partout, il voit des magiciens et des châteaux
Et il n’en peut plus d’être seul,
Ce serait si bien ensemble ! …
Mais pour que l’homme devienne comme le magicien,
D’une grande bonté, d’une grande sagesse, aimant, fidèle,
Il doit savoir faire tout
Ce que sait faire le magicien,
En tout, il doit lui ressembler,
Seulement, pour cela, les “tics !” ne conviennent plus -,
L’homme doit apprendre lui-même à les faire,
Mais comment ? …
C’est pourquoi le magicien, discrètement …. tout doucement,
Délicatement
… “ tic-tic … tic-tic ”… ,
Conduit l’homme avec précaution
Vers le grand livre antique des enchantements,
Le “Livre du Zohar ”…
Qui a les réponses à tout, tout,
Sur le chemin, sur la façon de s’y prendre
Pour que finalement tout soit bien,
Alors pourquoi rester seul?
Et l’homme se dépêche vite, très vite
De se mettre en chemin vers le château, pour rencontrer le
magicien,
Pour rencontrer son ami, être à ses côtés,
Lui dire “ hé ! …
Nous serons bien ensemble,
Ca fait si mal d’être seul… ”
Mais autour du château – une haute muraille,
Et des gardes terrifiants tout autour,
Et plus l’homme s’élève le long de la muraille,
Plus les gardes le rejettent avec grossièreté,
Plus il tombe douloureusement,
Il est sans force, vidé,
Il crie vers le magicien :
Où donc est ta bonté,
Pourquoi me fais-tu souffrir ?
Pourquoi m’as-tu appelé ?
Parce que tu avais mal d’être seul ?
Pourquoi as-tu fais en sorte
Que je souffre sans toi ?…
Et, …, tout à coup, il ressent un “tic …tic”, - et à nouveau,
Il avance, il monte le long de la muraille.
Il faut contourner les gardes, monter le long du mur,
Franchir le portail fermé du château,
Trouver le magicien…
Tous les coups, tous les échecs
Lui donnent des forces, de la persévérance,
De la sagesse.
Soudain, du découragement naît le désir de…
Il apprend à faire tous les miracles
Que fait le magicien,
Il apprend à créer ce
Que seul le magicien pouvait créer !
Des profondeurs des échecs croît son amour,
Il n’a plus qu’un seul désir :
Etre avec le magicien, le voir,
Tout lui donner, sans retour.
Car c’est seulement alors qu’il se sentira bien,
Ce n’est plus possible d’être seul !…
Et quand il n’en peut vraiment plus,
Alors le grand portail s’ouvre,
Et le magicien s’avance à sa rencontre, en lui disant :
“Eh bien, où étais-tu ? Viens,
Comme nous allons être bien maintenant,
Car, tous les deux, nous savons, comme cela fait mal,
Comme c’est triste d’être seul ! ”
Dès cet instant, ils demeureront ensemble à jamais,
Des amis fidèles, inséparables, aimants.
Et il n’y a pas de sentiments plus élevé, plus profonds,
Et l’amour leur emplit tellement le cœur
Qu’aucun n’a le souvenir
Que c’est si triste d’être seul !…
Si quelqu’un ressent dans son cœur,
Un " tic… tic " doux, très doux,
(Ecoutez bien attentivement !),
Que l’essentiel dans la vie est la rencontre avec le
magicien,
L’attachement à lui, l’union avec lui,
Qui, seuls, prodigueront le bien-être,
Mais que, pour l’instant, tout est tristesse et souffrance…
Qu’il s’adresse au groupe des aides du magicien
Dans l’attente…,
vos : " tics…tics… "
Nous avons tous quelque part au fond de nous nos "tics tics".
Les votres ? Déjà si vous avez tout lu, et que cela vous a touchés, c'est que vous avez vous aussi votre baguette magique.
EDIT
Congé longue maladie refusé. Grosse baisse de revenus.
Mais quelques tics tics, des interlocuteurs au téléphone formidables, et une sorte de force au fond de moi, qui ne me donne pas envie de baisser les bras, et met en place déjà certaines choses.
J'ai étudié mon truc : le "burn out"
J'avais envie de comprendre le terme employé par mon zaboologue, et je me suis penchée dessus.
Bien que mon "burn out" se soit ajouté à mes météorites précédentes, je trouve que ça fait du bien de mieux comprendre.
Et j'avais envie d'en faire profiter ceux que ça peut intéresser, et qui se font bouffer par leur boulot.
Le stress au travail
Repérer les symptômes du burn out
Véritable phénomène
médical, le burn out est le stade ultime du stress. Les clés pour détecter ses
principaux signes annonciateurs et éviter le pire.
Traduit à la lettre, le burn out donne "brûlure intérieure"
bref, un mal qui vous consume. En langage médical on parle plutôt d'épuisement
professionnel. "C'est la phase ultime et catastrophique du stress", résume
Patrick Légeron, psychiatre et directeur de Stimulus, cabinet de conseil sur le
stress professionnel.
Difficile à chiffrer, le burn out toucherait entre 5 à 10 % des
salariés, à des degrés plus ou moins élevés. Ce phénomène ne se produit pas à l'improviste,
il est précédé d'une période de stress prolongée et résulte d'un épuisement à la
fois physique et psychologique. "Lorsque le stock émotionnel est épuisé,
on assiste à une déshumanisation de la personne", explique Patrick Légeron.
Détecté pour la première fois chez des professionnels émotionnellement
très exposés, tels que les infirmières, les pompiers ou les policiers, le burn
out touche aujourd'hui potentiellement l'ensemble de la population. Le docteur
Légeron nous aide à en détecter les symptômes.
Les signes avant-coureurs
Ces premiers signes sont révélateurs d'un grand stress,
particulièrement violent ou fréquent. Ils se concrétisent par des palpitations,
les mains moites, des suées, une digestion difficile, des troubles du sommeil,
une consommation accrue de tabac et d'alcool ou encore une émotivité exacerbée.
En aucun cas, on ne peut laisser une personne souffrant de
burn out dans son milieu professionnel."
Patrick Légeron, Stimulus
C'est à ce moment qu'il faut mettre le holà car la situation
est encore réversible. Pour Patrick Légeron, il s'agit d'une période d'alerte :"l'être
humain est une machine complexe qui envoie des signaux quand elle arrive en
surchauffe. C'est le rôle des managers de repérer ces signes avant-coureurs".
Les symptômes physiques
Une fois la période de stress extrême passée, c'est au
contraire un état léthargique qui est caractéristique du burn out. La
composante physique se traduit par les symptômes suivants :
Une fatigue non récupérable même après un week-end ou une
semaine de congés. "Cela se remarque facilement car ce sont souvent des
gens très dynamiques au travail qui connaissent une brutale chute de
productivité."
Le sentiment que son corps "ne répond plus" et une
grande difficulté à faire tout effort physique comme par exemple monter des
escaliers.
Des pannes de sommeil régulières.
Des perturbations alimentaires : en période de stress, on va
avoir tendance à manger plus mais quand le burn out surgit, inversement, l'appétit
disparaît.
La consommation accrue de stimulants tels que le tabac,
l'alcool ou des médicaments.
Tous ces signaux viennent s'ajouter aux signes courants du
stress. Selon Patrick Légeron, "on retrouve chez la victime du burn out
les mêmes symptômes que chez une personne stressée mais répétés de façon
chronique."
Les symptômes psychologiques
La deuxième composante est d'ordre mental. L'énergie
psychologique est épuisée, ce qui induit une perte d'énergie et de motivation, "même
se lever représente un effort considérable", commente Patrick Légeron. Une
apathie qui se décline à tous les niveaux :
L'émoussement des émotions. Après avoir ressenti les émotions
de façon excessive, la personne en burn out a l'impression de ne plus rien éprouver,
d'être indifférente à tout ce qui l'entoure.
Le sentiment d'être inutile, la dévalorisation de soi. C'est
la composante dépressive du burn out.
Un mal être qui fait tache d'huile pour gangrener tous les éléments
de la vie et qui est accompagné d'une remise en question de sa famille et de sa
vie sociale en générale.
Un rapport à l'environnement très froid, une dépersonnalisation
qui amène à se comporter "comme un robot".
Comment s'en sort-on ?
Selon le degré d'avancement du burn out, il est possible de
s'en sortir. Patrick Légeron prévient : "c'est une notion qu'il faut
utiliser avec précaution, lorsqu'il y a réellement burn out, il y a incapacité
à travailler."
Lorsque le stock émotionnel est épuisé, on assiste à une déshumanisation
de la personne."
Patrick Légeron
Un arrêt de travail est donc la première des conséquences.
"En aucun cas, on ne peut laisser une personne souffrant de burn out dans
son milieu professionnel", précise Patrick Légeron.
Après, s'ensuit un longue période de traitement à base de médicaments
et de psychothérapie. Et même après guérison, une difficulté reste encore à surmonter,
la reprise d'une activité professionnelle. "Il y a peu de temps, nous
avons traité le cas d'un cadre d'environ 45 ans, victime d'un burn out. Après
neuf mois d'arrêt, il est aujourd'hui physiquement et mentalement reconstruit
mais il craint de retourner dans le milieu professionnel. Il a perdu l'estime
de soi et a très peur de ne pas être capable de retravailler", raconte
Patrick Légeron.
Dans quelques cas plus rares, le burn out peut entraîner la
mort. Reconnu au Japon, le Karoshi a déjà touché plusieurs milliers de
personnes et est considéré comme une maladie professionnelle. Ce syndrome dit "de
mort par surmenage" est le degré le plus absolu du burn out. La mort résulte
de la destruction des glandes qui engendrent le stress, les glandes surrénales.
Ces dernières fonctionnent de façon intensive en période de stress puis, ne
pouvant plus fournir les hormones, s'autodétruisent. Fort heureusement, aucun
cas n'a été identifié en France pour l'instant.
Maintenant je comprends mieux les questions de mon zaboologue, et aussi pourquoi à la lecture de la fin, je passais mon temps à quitter ma classe, ou à me lever la nuit pour aller aux toilettes.
Résultat des courses, je me sens très contente, car, mise loin de ce foyer de destruction massive par l'intérieur.
Et moins pressée de trouver une solution, car je comprends mieux plein de choses, donc je les accepte.
Prenez soin de vous.
29 mai 2007
Mais quel souk
Si je fais le bilan de ma situation, et bien c'est impossible, je suis dans l'univers du provisoire.
Sur le plan juridique, ma situation doit être revue, je vous rassure je n'ai commis aucun délit, mais c'est suite à la météorite..........
Je vous épargne les détails. C'est d'un administratif vraiment très lourd.
Sur le plan professionnel, grand point d'interrogation. Pas envie de reprenre ce boulot, mais je serai probablement coincée dans le fonctionnel qui pourrait me sauver, et entre ça et les quotas de budgets alloués, c'est le grand point d'interrogation.
Si mon congé longue maladie est accepté, il prendra fin le 5 juillet, et après ?????????????? re points d'interrogation.
S'il est refusé, 300 € de moins de salaire, la galère.
Il paraît qu'un médecin peut établir un certificat, qui me permettra d'être considérée comme potentiellement apte et toucher plein traitement cet été, et après ?????????????
On prend les mêmes et on recommence à la rentrée.
Re arrêt, puis reprise à temps partiel, ou reconversion ?
C'est pas moi qui vais décider, ce sera le budget.
De toutes façons je ne sais absolument pas ce qui serait le mieux pour moi.
Tout ça me gonfle.
En plus je ne sais pas si c'est pareil pour vous, mais nous tournons à 5° la nuit, et environ 12° aux heures les plus chaudes. Là j'ai deux pulls et les doigts gelés en permanence.
Je n'ai pas souvenir d'avoir eu aussi froid si longtemps à cette époque de l'année.
Chauffage collectif coupé la veille du retour du froid bien sûr.................... budget oblige.
Sinon certes, mes schtroumpfs vont bien, ils assurent, mais moi je me sens entre plusieurs possibilités, dont le choix ne m'appartient pas, du moins pas encore, et avec une incertitude absolue.
Même le scrabble en ligne me soule.
Je ne suis pas triste, non même pas, pas gaie non plus, quoique si de temps en temps, mais pour ce qui est de se sentir dans le provisoire, je bats tous les records.
Je suis ....................................... provisoire.
ça m'énerve.
Et vous ?
Je sais que nous sommes tous et toutes dans un devenir quelqu'il soit, mais bon c'est pénible parfois .
Moi j'en ai marre.
Si une chose m'aiderait déjà : avoir moins froid, ne pas grelotter sous ma couette, ne pas me dire hop à la douche même si tu es gelée.
Du soleil et de la chaleur, pour le moment je ne demande que ça.
............................. même si ça aussi c'est provisoire.
27 mai 2007
Rhalph et les Makis
Vendredi après midi, Gwenn a demandé la permission de squatter ma cuisine car elle devait faire des Makis.
Je n'avais pas la moindre idée de ce que c'était, et comme je n'avais pas du tout l'intention de passer mon après midi dans ma cuisine, ce fut un oui spontanné et massif, et je l'ai emmenée avec Rhalph pour ses courses dans ce foutu magasin au nougat chinois.
Il faisait beau, cela ne me gênait pas et ils ont bien gagné du temps, en raison de la distance avec les transports en commun.
Et mon Rhalph et Gwenn ont bossé pendant trois heures, la maison vivait, on entendait des rires, Pulsahr se préparaît pour sa maousse fiesta de fêtage de licence, et moi je dégustais le climat. En scrabblant avec la Puce.
Gwenn en avait fait plein pour nous. Trop gentille.
C'était délicieux.
J'ai mangé ce que je pensais être la moitié de ma part, et j'annonce le lendemain à Rhalph que je leur en avais laissé plein.
Muhhhhhhhhh, voilà mon Rhalph tout dépité, ce que j'avais laissé, c'était la part de Pulsahr, qui digérant encore sa soirée de la veille, n'y avait pas touché.
Il était méga frustré.
Et moi : "Si tu veux je t'emmène à Bélasie pour que tu en refasses." Je disais ça en plaisantant, et bien j'avais à peine fini ma phrase, qu'il enfilait son pantalon..........
Et nous voilà partis.
Je suppose que mon geek de fils avait vraiment dû être très très frustré pour se décider à cuisiner, ce qui n'est pas son truc, et de surcroît abandonner son pc.
On a acheté ça : 
Rhalph s'est mis au travail, en expliquant qu'il fallait savoir cuisiner assis, que c'était mieux à tous les niveaux.
Pas con le fiston, retenons la leçon.
Surtout l'épluchage, direct devant la poubelle : 
Et les différentes étapes : 



Et voilà le résultat. Trois heures à bosser le Rhalph, il a avoué en avoir un peu marre, mais a tenu à terminer. Je suis venue à la fin pour l'aider à la vaisselle, car vraiment il le méritait.
Il y en a au saumon fumé, au poivron rouge, à l'avocat, au concombre, et aux radis.
Le plateau n'en a pas l'air mais il mesure 50 cm en diagonale.
Et on a mangé mon dessert. Mon invention de gâteau au chocolat blanc.
Un vrai délice, "une tuerie" comme dit ma troupe, mais pas du tout le goût du chocolat blanc.
Et pourtant là , il y en a trois tablettes.
Le goût se situe à cheval entre les twix, les kinders, et le lait concentré sucré, mais bien moins sucré.
Mais quel régal.
Alors Rhalph n'est plus frustré, mais moi, je voudrais bien arriver à faire un fondant au chocolat blanc.
On y réfléchit déjà, et Daph aussi. Si vous avez une recette je suis preneuse.
Et si vous voulez celle ci qui est un gâteau à je ne sais pas quoi, je donne.
Pour la recette des Makis, désolée je ne sais pas les faire, et je tiens à laisser l'exclusivité à Rhalph, vous pouvez le retrouver via mon ancien blog où il est en lien. Mais je n'y vais pas. Nous n'allons pas chez nos blogs respectifs.
Un accord passé et respecté.
Voilà, encore une note reportage photo.
C'est vraiment bon les Makis.
Merci Rhalph.
Edit : il a 23 ans jeudi, mais ne lui dites pas que je vous l'ai dit....................
26 mai 2007
Elle m'éclate
Oui je sais, j'en dis beaucoup de mal, car c'est le membre de ma troupe le plus chiant, et qu'elle n'en fait qu''à sa tête, mais elle est d'une intelligence redoutable.
Alors je lui laisse un peu la parole :
"Tiens, il y a du chocolat au fond de cette tasse, ça sent bon !"
Mais comment faire la tasse est plus étroite que ma tête ?
Et si ............................
Je .........................
J'y allais avec les pattes ?
Et maintenant je lèche mmmmmmmmmm trop bon !

Et alors Zaboo ! Tu peux pas me laisser tranquille ?
hola ! Elle a pas l'air commode des fois...........
24 mai 2007
CONTENTEUUUUUUUUUUU
Pulsahr
a
sa
licence
d'informatique,
C'est super;
Bravo mon fils
On a bien fêté ça.
22 mai 2007
Nouvelle chaîne zabootesque.
Il s'est passé beaucoup de choses depuis la chaîne déculpabilisation ménagère, lancée je ne sais plus quand.
Vous vous souvenez ? Ma réflexion est partie de la note de Soeur Anne, d'hier, et de nos commentaires.
J'ai lancé ce truc pleine de bonnes intentions, car je vous voyais toutes noyées sous les tâches ménagères, avec en plus de jeunes enfants, et soit un travail à l'extérieur, soit avec la tâche ingrate, bien que merveilleuse, d'être mère au foyer.
J'étais contente, tout le monde se disait déculpabilisé. Je dis bien : "tout le monde se sentait déculpabilisé", en fait absolument pas.
Je pense que moi la première et nous toutes nous avons confondu se sentir déculpabilisé et avoir moins honte, car moins isolée, ou marginale.
La culpabilité est restée, adoucie par un sentiment d'humour, et de rigolade.
Mais en fait, on n'a pas déculpabilisé, on a désacralisé, démystifié.
Allez avouez, combien d'entre nous peu de temps après ne s'est pas mise à nettoyer un truc plus à fond qu'elle ne l'aurait fait si nous n'avions pas étalé telle ou telle faille.
Moi ça a été mon frigo. Mon point faible.
Je l'ai fait à fond, et après mal au dos, et au lit. Bien fait je n'avais qu'à accepter mes limites.
On a pointé du doigt des éléments négatifs, sans trouver ni chercher de cause ou de solution.
Certes nous avons des responsabilités, ne les fuyons pas, mais ne nous détruisons pas non plus, il faut faire juste poids juste mesure.
Et les questionnements pointent de ci de là, moi par mon état, et vous aussi d'une façon ou d'une autre.
Je ne vais donc pas faire comme d'habitude, je vais prendre le problème par l'autre bout.
LE PLAISIR
Chacune de nous va s'offrir un moment de plaisir, ou elle devra absolument oublier ça : 
Cela peut être n'importe quoi, 
Ou rien, tout simplement rien :
du cocooning :
Faire nos geeks : 
Ou ce qu'on a chez soi : ^_^ on peut rêver :
Et bien d'autres choses encore suivant nos goûts : 
Mais surtout pas de prise de tête !
Seulement : 
Donc chacune de nous, va tout poser à un moment ou c'est possible, et il y en aura un , sinon ce moment on se le trouve quoiqu'il advienne, et comme le dit FD, la Terre tournera toujours, c'est d'ailleurs ça qui nous prouvera qu'on a bien fait.
Nous ferons ce qui nous plaît vraiment, bon bien entendu, comme cela est une chaîne et que vous aurez toutes à en faire une note, évitons les moments intimes quoique...........................
Et faisons ensuite le bilan.
La Terre s'est elle arrêtée de tourner ?
Nos enfants sont - ils moins aimés ?
La police est - elle arrivée toutes sirènes hurlantes ?
Les maris nous aiment ils moins ?
C'était bien ?
Cela nous a apporté quoi ?
On recommence quand ?
Je commence demain.
J'ai déjà une idée, ........................................... "Pulsahr ! Demain je ne sors pas le chien !"
Nous verrons s'il va y survivre, et moi par la même occasion, de ne pas me dépêcher de prendre ma douche, pour la sortir.
Notez bien la phrase clé pour la suite des opérations : "de ne pas me dépêcher".....................
Je n'en resterai pas là.
A vous !
Au plaisir !
19 mai 2007
Le questionnaire de Khey à ma sauce.
Oui, après vous avoir fait profiter de ma "météorite", comme l' a dit FD, je tiens d'abord à vous remercier. C'était assez hard de ma part de vous la montrer, mais cela m'a "sauvée". J'étais en chute libre.
Donc un peu de distraction, vous le méritez bien. Sans prétention de ma part bien sûr, je vais tâcher de faire au mieux.
Pour me faire plaisir, et pour que me lire ne vous ennuie pas.
L'opposition entre les péchés capitaux et les vertus.
Bon déjà, je vais faire ma chiante : la notion de péché est une notion religieuse, pondue par une église culpabilisante, à une époque, où la barbarie était sans nom, et où l'église avait le pouvoir. Dieu merci (lol expression usitée), ce n'est plus ainsi.
Et la notion de vertu, idem.
Donc ce qui est considéré comme un péché ou comme une qualité, ne l'est pas pour moi.
OK j'arrête, et j'essaie d'oubler la psy.
La paresse, l'envie, la colère, l'orgueil, la
luxure, l'avarice, la gourmandise. Chasteté, péchés capitaux s'opposent à une
vertu.
1. La paresse s’oppose à l’ardeur :
Certes, et en gros. Là moi je lis plus l'action s'oppose à l'inactivité.
La paresse, rhooooooooooo c'est vilain ! Pas faire son lit, ses devoirs, pas faire son ménage, râler si le réveil sonne. Repousser une tâche fastidieuse. Et bien c'est humain. La plupart des gens dits "paresseux", sont des gens démotivés ou fatigués. Alors je suis une paresseuse, et j'assume. Pour ce qui est de l'opposer à l'ardeur, ça je trouve ça rigolo. Parce que mettre de l'ardeur à casser la gueule à quelqu'un, à commettre un acte de vandalisme, ou pire, je me marre. L'ardeur pour faire un repas mexicain pour ma troupe, n'est pas incompatible avec ma paresse. Je m'économise, et je fais petit à petit. L'ardeur pour moi est une grande qualité, et elle s'applique dans tous les domaines, même intellectuellement. Et dans le sexe aussi. Là ok, je suis d'accord avec l'église !!!!!!!!!!!!!! L'ardeur c'est super !
2. L’envie s’oppose à la charité :
Non pas d'accord non plus. J'envie ceux qui ont une belle voiture, Je les méprise quand ils s'accordent le droit de se garer n'importe comment parce qu'une amende pour eux n'est pas un problème, là ok, je ne suis pas charitable, je prendrai bien un truc pour rayer leur carosserie. Mais quand je regarde ma fille et les mecs sur son passage qui se font un tour de cou pour la suivre des yeux, je n'ai pas d'envie, que de la joie. Et en plus ça me fait rire, car elle ne voit rien. Pour ce qui est de la charité au sens catho du terme, je ne suis pas charitable du tout. Le dernier qui est passé pour la croix rouge, a été bien reçu : je lui ai dit d'aller se faire voir, mais CHARITABLEMENT, car sur 100 € de don, 60 vont à l'organisme pour sa gestion et payer les salariés, et 20 seulement pour les autres. De plus j'en ai raz le bol, de sortir d'une épicerie et de voir le même mec depuis un an à la même place assis qui attend qu'on lui file du fric. J'avoue récemment lui avoir dit de se bouger, et de chercher du boulot. Ma charité à moi, c'est le don de soi. Le don de son temps, de l'écoute, de la compréhension. Et ce n'est pas de la charité, c'est simplement avoir du coeur.
Un vieux proverbe Idou : - à partir de tout tu ne donnes rien
- à partir de peu tu donnes beaucoup
- à partir de rien tu donnes tout.
3. La colère s’oppose à la joie : Dans le fond oui, mais tous les deux sont une manifestation d'expulsion de sentiment. (ah oui oups j'avais dit que je ne le faisais pas psy.). Il y a des colères justes. Il m'est arrivé de gueuler et de chopper une gosse que la mère frappait, puis bien sûr de parler doucement ensuite pour la calmer et discuter. Là ce n'est pas un péché. arggggggggg j'aime pas ce mot. ET la joie peut être telle, qu'elle peut engendrer de curieux comportement pas toujours sensés. Sauter à pieds joints, pleurer, hurler, bref, ça ressemble à des manifestations de colère aussi non ? Pour ce qui est de moi, puisque c'est le but du jeu, je ne suis ni coléreuse, ni joyeuse. Du moins en grande partie. La colère n'engendre pas de bonne réaction, et la joie chez moi bien que rare, me transporte dans un état second qui dure, et que je cultive avec épicurisme. Ce sont parfois de brefs instants, comme un long moment. Et je souris . J'adore !!!!!!!!!!!!!
4. L’orgueil s’oppose à l’humilité : Entièrement d'accord. Si je m'enferme dans un point de vue, je ne peux pas évoluer. Si je constate une erreur, je suis humble puisque je le vois, mais tout ça ne sert à rien, si c'est simplement de la contemplation , il faut un passage à l'acte , précédé d'une longue réflexion. Les orgueilleux me gonflent. Je les zappe de ma vie. Mais la fierté, savoir garder sa dignité pour soi et pour les siens, oui, je suis pour. Quand j'y arrive. Et trop d'humilité, une sorte d'autodévalorisation chez certains pour qu'on leur dise "mais non tu .........." maintes et maintes fois m'agace aussi. J'ai envie d'aller leur dire d'aller chercher leur coquille de Calimero, rangée dans leur placard.
5. La luxure s’oppose à la chasteté : Ah ! Ah ! Là je ne sais pas encore ce que je vais écrire mais je souris déjà. Je me marre même. Direction le dico : La luxure mmmmmmmmmmmmmm ^_^. "recherche sans retenue des plaisirs de l'amour physique, de la sensualité " Je ne cours pas les rues à cette recherche, mais quand je suis dans les bras d'un homme, à fond !!!!!!!!!!!!! Non mais faudrait être con ! C'est trop bon. Mais ............................................ je l'oppose à la chasteté . "Fait de s'abstenir des plaisirs charnels pas conforme à une morale. " Ma morale, c'est de ne pas prendre le mec des autres, et de ne pas faire ça n'importe où. Donc je suis chaste à mes heures, mais cela n'est pas du tout incompatible avec la luxure bien au contraire. Parce que si c'est pour m'envoyer en l'air avec "un cageot de chez made in thon", je préfère la chasteté, parce que justement j'aime la luxure. Et si je devais me faire lapider par ceux qui n'aiment vraiment pas la luxure, je ne risquerais rien ! ^_^
6. l’avarice s’oppose à la générosité : Je ne suis pas avare, je suis fauchée, donc je compte. Mais je suis généreuse, comme je le peux, et je fais cohabiter les deux. Je trouve que ça fait doublon avec la phrase n° deux, alors j'en reste là.
7. la gourmandise s’oppose à la modération: Je vérifie dans le dico pour ne pas m'embarquer trop vite. Un gourmand : "qui aime manger de bonnes choses". Gourmandise ne signifie donc pas goinfrerire. Je ne les oppose pas du tout, bien au contraire: savourer du chocolat, en laissant fondre délicatement sur la langue les carrés un à un, est bien meilleur que de siffler la tablette en 5 mn, pour se retrouver comme une andouille devant un emballage vide. Comme ça vous savez que je suis luxurienne dans ma gourmandise.
Je refile ce questionnaire à Ma puce, car je sais qu'elle me fera rire, et à Ephélide, qui a besoin d'idées pour une nouvelle note. Ecureuil, si tu passes par là et que ça t'inspire, fais le moi savoir, je serais intéressée aussi.
16 mai 2007
Pas un caillou , un rocher
Note très dure : âmes sensibles s'abstenir.
Pas de compassion, mais des idées, de l'analyse, ou le silence.

Un rêve très court, une ligne blanche sur laquelle l'autobronzant n'agissait pas.
Je n'y attachais pas d'importance.
Je me disais : un symptôme de la difficulté d'accepter de vieillir, le cou est marqué en premier.
Il m'écoute, reste silencieux voire même grave.
Cette marque sur le cou pour vous c'est quoi ?
- une ride que je n'accepte pas.
- ça vous dit quoi cette marque sur le cou, il insiste plusieurs fois, et n'a pas les yeux qui rient.
D'un seul coup, il me semble que la fenêtre s'ouvre et qu'une tempête souffle dans la pièce. Je prends tout dans le visage.
Je m'exclame avec une voix sourde : "Putain !"
Je suis glacée.
"La strangulation !"
J'avais oublié. Effectivement, jamais le moindre bijou sur le cou, jamais de col roulé.
Jamais d'écharpe même en plein hiver.
Le passé laisse une marque si indélébile ?
Cette marque se voit ?
Je vais la porter combien de temps ?
Et lui, il est tranquille, peut être qu'il s'est tué en moto, je le pense intérieurement et je n'ose le dire. Je le souhaite.
Ah ! Ils me font marrer les spots sur les femmes battues. Celui où elle est heureuse car c'est fini, et hop ! Gros plan sur la tombe.
Barrez vous , allez en foyer !
Ceux qui disent ça, en ont-ils visités ?
Et puis des années après, cette marque reste.
Est-ce qu'on les prévient ces femmes que le pire danger n'est pas forcément dans la mort ?
Mais dans l'après !
Comment se défaire de cette marque que l'autobronzant ne peut cacher.
Messieurs, Jung, Freud, Buber, je vais vers vous, le travail est trop énorme.
Un cou de femme sans marque c'est beau non ?
J'avoue que ce soir, la politique je m'en fous.
J'ai trop de travail.
Ce rocher à déterrer est immense. J'espère un séisme d'amplitude 10. Mais ça n'existe que dans les films.
Edit :
J'ai lu cela ce matin : c'est trop beau :
L'homme libre est celui dont la volonté est exempte d'arbitraire. Il croit à la réalité, au lien réel qui joint la dualité du Je et du Tu.. Il croit à sa destinée, il croit qu'elle a besoin de lui ; elle ne le tient pas en lisières, elle l'attend. Il faut qu'il aille vers elle, et il ne sait encore où elle est, mais il faut qu'il aille à elle de tout son être, il le sait. Ce qui arrivera ne ressemblera pas à ce que sa résolution imagine : mais ce qui adviendra n'adviendra que s'il est résolu à vouloir ce qu'il est capable de vouloir. Il lui faut sacrifier son petit vouloir esclave, régi par les choses et par les instincts, à son grand vouloir qui s'éloigne de l'action déterminée pour aller vers l'action prédestinée. Il n'intervient plus, mais pourtant il ne se contente pas de laisser faire. Il épie ce qui va se développer au fond de l'être, il surveille le cheminement de ce qui est essentiel dans le monde, non pour se laisser porter par l'essentiel, mais pour le réaliser, tel que l'essentiel veut être réalisé par l'homme dont il a besoin, par le moyen de l'esprit humain et de l'acte humain, de la vie humaine, et de la mort humaine. Il croit, ce qui revient à dire :
Il s'offre à la rencontre.
Martin Buber.
14 mai 2007
Chronique psycho-politico-Junguienne.
Bon je pense qu'avec le titre que j'ai rédigé, vous êtes suffisamment avertis du contenu de cette note.
Je la rédige parce que cela me plaît, aussi parce qu'on me l'a demandé, et avant que la censure n'arrive sur mon blog, je continue à m'éclater sous le règne de :
NICOLA PREMIER.
Cela se passe chez mon zaboologue. Il est assez fabuleux, a beaucoup d'humour, et il arrive que durant une séance, nous ayons une conversation d'ordre général. Une sorte de parenthèse. En gros, un simple moment de plaisir, je le pense partagé, on aborde parfois la psychologie Junguienne ou Freudienne, Pas Lacan (il me soule), et pas Dolto, trop simpliste, ne valant pas à mes yeux des moments précieux de ces séances.
Il arrive que nous parlions de l'Administration; de ses rouages, et cela est assez logique vu mon cursus en devenir total.
Je vais vous raconter en gros la séance de vendredi dernier. Il y aura de temps en temps des truc comme ça : (...), cela voudra dire que je passe car cela concerne mon jardin secret, et je me le garde.
J'arrive avec 5 minutes de retard, mon bus est arrivé à la bourre, et oh logique suprême, les deux mêmes bus se suivaient car le suivant était arrivé en avance. Le mien était bondé et l'autre vide. Un vrai poême pour les Rennais , cette ligne 16.
De bonne humeur, je n'ai pas pesté, et trouvé la situation comique. Il vient me chercher dans la salle d'attente, et je lui explique. Il se marre. J'aime son sens de l'humour, car, parfois, il sait trouver le comique là où cela permet de relativiser, et donc de ne pas tomber dans le mélo.
Vous vous souvenez de cette note pleine de détresse, où je vous relatais ma mésaventure avec le médecin expert concernant ma demande de congé longue maladie.
Avec une semaine de recul, il y a plusieurs semaines, je lui raconte presque hilare, le moment où effondrée je m'écroule par terre, sur le parking, près de la voiture d'une infirmière. Avec un désir que l'on vienne à moi. Et une main se pose sur mon épaule, et j'entends "vous pouvez vous pousser madame, je vais reculer ma voiture".
En entendant ça, il a éclaté de rire ! Et moi aussi. Parce que c'est vraiment énorme. Et j'en parle en rigolant maintenant.
Bref, je rentre dans son cabinet, il me trouve bonne mine, me demande si je sors etc.......... (...)
Je lui explique que mon attention est très captée par Nicolas Premier depuis les élections, et que je suis branchée à fond sur le personnage, que j'étudie son passé, et que je blogue sur lui. (...)
Je lui donne imprimée ma note "fiction" sur "Sarko et le psy", en lui disant qu'il peut la lire maintenant. Il s'empresse de la prendre, mais me dit qu'il la lira plus tard, déontologie oblige. Mais il craque et parcourt le début, et éclate de rire, je ne sais à quel passage, puis il la plie, et me dit avec un regard épicurien : "je la finirai plus tard".
(...)
A chaque séance, je lui apporte mes rêves imprimés et tapés sous Word. Il ne me demande plus s'il peut les garder, il a pris le pli, et moi aussi, ils sont imprimés en double exemplaire, si bien qu'on en a chacun un et on bosse desssus de concert.
Exceptionnellement , remontée, je luis lis en lui disant :
"Voilà ce que j'ai rêvé la nuit qui a suivi les élections." Et je lui lis mon rêve il est très court voyez vous même.
"J’ouvre une enveloppe de remboursement des soins concernant
les séances de psychothérapie, et je constate qu’ils remboursent désormais 39€
au lieu de 40.
Je suis déçue, et je marmonne, un truc du genre « ça
commence comme ça ! »
Il s'exclame aussitôt avec les yeux qui rient : "Ah mais c'est peut-être un rêve prémonitoire !"
Puis plus sérieusement, il me dit qu'il est persuadé depuis longtemps, qu'il va être à nouveau retiré un euro dans les remboursements de consultation. Et qu'il ne serait pas étonné si cela arrivait rapidement.
(...)
On passe sur ce rêve, et je lui explique mes conclusions personnelles sur le personnage de Nicolas Premier, sa taille, son enfance, bref, ce que vous avez pu lire dans ma note "Sarko chez le psy".
Il est assez d'accord avec mon analyse, et la paufine, avec moultes détails, sur le profil de ce genre de personnage, qu'il n'y a pas qu'en politique.
Il m'explique que Ségolène Royal a aussi un vécu difficile avec un père militaire, et nous discutons un peu.
Et .................... il me colle des devoirs. Continuer mon étude, en faisant la même de façon objective sur les deux personnages.
J'ai commencé.
C'est affolant. Effectivement tous les deux ont soif de pouvoir pour prendre une revanche sur des frustrations de leur enfance.
Suite à un passage chez "Sergio", autrement dit "le chant des dunes", je vais faire la même chose sur Bayrou.
En discutant avec mes enfants, et des copains étudiants de passage, je leur ai fait part de mes investigations. Mon blog était ouvert, et on voyait la photo de Johnny et Sarko. Alors c'est venu naturellement.
Je leur explique vite fait et je me dis plus tard à moi , dans un premier temps, puis à eux, et maintenant à vous , ayant entendu et dit que Bayrou manquait de présence, de charisme. Et ma note s'arrêtera sur mon questionnement.
Je me demande jusqu'à quel point nous ne confondons pas : ego surdimensionné et charisme ou présence.



