"La meilleure façon de prédire l'avenir, c'est de le créer." Peter Drucker

Journal d'une vie en devenir...

27 août 2007

Trop c'est trop !

Depuis plusieurs mois, je ne parle pas de moi, de mes états d’âme, de mes précis à l’âme, et de mes imprécis à l’âme.

 
Pas la peine, cela n’aurait rien changé :

-zaboologue malade

-blogosphère quasi déserte

- ma puce malheureuse

et pas envie de gâcher les vacances des uns et des autres.

 

Je me suis mise en vacances virtuelles. Après tout puisque le mammouth dormait.
Et sans vivre.
Mes journées ? A part deux ou trois de déco, chez moi, c’est télé, mots fléchés, et télé et mots fléchés, entrecoupés de ménage fait à contre cœur, et d’un peu de cuisine, faite dans le même état d’esprit. Mais sans désespoir , sans larmes.

 

Je voulais rester plus longtemps chez la puce, mais mon intuition m’a dit que non.
Le soir de mon retour, ma Daf en larmes, son père, qui est le seul solvable, refuse de se porter caution. Ils ont trouvé un logement au même prix, deux fois plus grand, où mon cordon bleu de fille, aura autre chose qu’un évier et un tapis pour cuisiner.

Le lendemain, je téléphone partout et la solution s’est profilée, un souvenir un coin dans ma tête : « LOCAPASS ».
Bref, ils emménagent le premier.

 

 

Je voulais repartir à Paris, mais la petite voix m’a encore dit non.

Samedi, j’interroge mon compte, pas les allocations journalières versées par ma mutuelle.
Normal le mammouth hiberne.

Je décide donc d’aller à la première heure lundi tout réveiller et redéclencher le paiement.

 

En prenant mon café, je me traite de tous les noms. J’ai dépassé les six mois , il faut que le comité médical soit saisi.

Il l’est mais ne décidera que le 30/08.
Soit pour un congé longue maladie, soit pour un refus.

Quoiqu’il en soit, si c’est un refus, ils me feront le papier pour ma mutuelle, comptez sur moi, pour y être là bas avec ou sans liquide vaisselle, mais si c’est oui.
Et bien , ces cons là, sans avoir reçu mon arrêt, ils ont anticipé, et contrairement aux textes m’ont mise à demi traitement.

Donc Septembre, si j’ai une bonne nouvelle, j’ai 750 € pour vivre avec 550 de loyer, et il faudra que je me mette à plat ventre pour mendier un acompte.

 

Cela étant dit , aucun n’a pu me dire combien exactement j’aurai de salaire, le exactement ne veut rien dire pour eux, une banque un découvert , un chéquier résout tout, mais j’ai pas ça moi.

 

Par-dessus tout ça, une bonne engueulade avec Pulsahr, cohabitation difficile, je ne supporte plus son « geekisme », ajouté à son caractère très perso.

 

Et là je craque.

Pas de zaboologue, j’ai même annulé le repas avec ma daf, pas envie qu’elle voie ma tronche. Et pas capable de lui sourire, elle est trop proche de moi pour me voir ainsi sans souffrir, et vu le peu de soleil que nous avons pas envie, d’en ternir le seul exemplaire lumineux qui soit dans ma vie.

 

Et pour achever le tout, j’appelle mon assistante sociale qui me guidait bon gré mal gré, je ne l’ai jamais sentie, et bien madame est en retraite et ne m’a pas prévenue, je vais avoir affaire à une débutante, mais surtout tout redéballer, et les méandres des reconversions, demandent une grande expérience.

 

Le fric c’est peu pour moi, c’est l’inertie et l’injustice et la solitude qui me bouffent.

 

Si le fric c’est beaucoup, car je serais auprès de la puce qui a besoin de moi, et on se remonterait.
Je sais que beaucoup d’entre vous feraient ça pour moi, comme je le ferais pour vous.

Mais ça fait chier quand même.

 

Il fallait que j’expulse désolée.

Edit : Pulsahr m'a interdit de rentrer dans la cuisine, et m'a apporté un plateau de bonnes choses, qu'il avait été acheter en douce : fromages de dégustation, saucisson, jambon cru, crudités, Medoc, et confiture de cerises noires.

Je ne savais plus quoi dire, lui si : "bah t'en as besoin, je voulais te faire plaisir"

T'as réussi mon grand. ^_^

 

Posté par _Zaboo_ à 18:27 - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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