30 octobre 2007
Urgences 1
Je copite notre saucisse, et je poste une suite de péripéties réellement vécues aux urgences de Rennes, à la génèse de mon ancien blog.
N'ayez pas peur, ce n'est pas gore, mais réel.
Samedi matin, suite à des
journées pas faciles, et assez mal en point, je fais ma valise, pour aller aux
urgences, comme me l'avait dit mon toubib la veille.
Je devais y aller la veille,
mais je ne lui ai pas obéi, je sentais bien que je n'étais pas à l'article de
la mort, et puis c'était l'anniversaire de Pulsahr, on était trop bien.
Donc je me pouponne (eh oui indécrottable coquetterie), et je suis prête, avec
mon barda, L sort de la chambre de Rhalph, je lui fais un bisou, en lui
disant de ne pas s'inquiéter, et me voilà partie..... Il est à peine 9 heures
du matin.
Je dois avoir une coloscopie
en urgence et voilà : youpee, tralala, taxi, et admissions.
J'attends dans la salle d'attente. (oups je suis con, ils ne vont pas me faire
attendre dans la salle de pansements, mais bon vous le savez, je suis blonde).
Un jeune encore bourré de la
veille mais super sympa, avec ses copines, vient pour sa main, qu'il s'est
officiellement bousillée en tombant par terre. Je ne suis pas dupe, ils parlent
en rigolant de leur fiesta de la veille. Moi j'attends, j'ai mal, ils s'en
foutent à l'accueil, alors je regarde : l'infirmière sans se lever de derrière
son comptoir, lui met un thermomètre sous le bras, et il attend debout, ce qui
est beaucoup dire, car il est un peu branlant. J'hallucine, mais comme le gars
est pété de rire, je choisis de faire comme lui.
Et .......... au bout d'une demi-heure, alors qu'ils savaient l'urgence de mon
état, ils m'appellent. J'explique une deuxième fois la situation, et là, hop,
branle bas de combat, on m'allonge sur un brancard, on me couvre, tension et
tout le bordel, fiche administrative et j'en passe. Je me dis qu'on va
s'occuper de moi, je suis contente... Enfin !
Je me retrouve sur le brancard lit, dans une espèce
de sas, avec près de moi un sdf très âgé, et un autre vieillard. L'odeur est
insoutenable, alcool, crasse, et il crache, s'étouffe, mes nausées remontent, à
côté c'est pire, on lui apporte un haricot pour gerber, et je me mets
mentalement en stand bye....
Puis j'attends.
En premier, ils embarquent
celui qui pue, ensuite celui qui a eu besoin du haricot, et après c'est moi.
Et me voilà dans le couloir des urgences, je vois des brancards lits partout.
Environ une trentaine, ils sont garés en épi, comme des voitures, 90% de vieux
de vieilles, des femmes, un ou deux mecs sortant apparemment d'une baston, je
me demande où j'atterris, mais je ne trouve pas de réponse.
Puis j'attends. (ça vous
allez le lire souvent^^)
A suivre.....



