"La meilleure façon de prédire l'avenir, c'est de le créer." Peter Drucker

Journal d'une vie en devenir...

10 mars 2008

J'en ai maaaaaaaaaaaaaarreuuuuuuuuuuuuh

Je reviens de chez zaboologue, un peu larmoyante, je ne pensais pas que ça serait comme ça, mais bon il fallait que ça sorte. ça m'a fait du bien.

Je regarde mon blog, mes mails, et mon portable sonne  :
"Madame S........... vous savez qu'on vous a attendue au tribunal?", la dame des hlm.
Moi complètement affolée, j'étais sûre que c'était le 11, et bien je m'étais trompée. Trop de démarches, de soucis, j'avais zappé et encore une fois emmêlé les dates.
J'étais confuse au téléphone.
Je me suis excusée, elle me dit que c'est donc reporté au 5 mai.

Et ça part, les hlm sont les seuls à s'être opposés à l'effacement des dettes, je le lui dis, mais gentiment et larmoyante, désespérée même, et en rage après mon état de santé qui fait que je mélange tous les rendez vous et les dates..
Elle me dit (et elle n'était pas obligée), que la juge a estimé ma capacité de remboursement en comptant la bourse des gars, à 400€ par mois.
Là je panique, je compte vite fait, il me resterai 600€ pour vivre par mois, bouffe essence et médecin et imprévus, imaginez les mois de 5 semaines.
Je craque au tel.
je lui dis que si elle exige ça de moi, tout ce qu'ils vont y gagner c'est que je ne pourrai peut être pas payer le loyer.
Et contrairement à  l'injonction du juge qui m'a dit de laisser tomber la taxe d'habitation, j'ai mis de côté 250€ pour la payer. Car si je ne la paie pas, ils font une main levée sur mon compte, et je ne peux plus rien payer.


Et je craque je pleure, je dis que c'est vraiment mal fait.
Elle "madame, il faut venir absolument vous défendre le 5 mai, expliquer.
moi : elle , elle s'en fout de savoir pourquoi j'en suis arrivée là, elle n'a pas regardé l'historique de ma situation. Et je ne peux me payer un avocat.
Bon on en finit, et me voilà en larmes effondrée, à un point que j'en parle à Pulsahr, celui qui supporte le moins mes états d'âme. Il ne sait quoi dire, et va vite retirer à la poste sa participation du mois. Il agit mais ne parle pas.

Moi je suis dans tous mes états, grosse régression, je ne sais qui appeler.
J'appelle ma fille. Elle gueule, ses frères devraient bosser l'été pour m'aider. Moi je lui dis que si elle était chez moi, je la laisserai mettre de côté de quoi partir de ses propres ailes, avant de calculer la participation.

Puis en parlant je me dis que je m'en sors bien. La juge aurait pu statuer en mon absence, et ne l'a pas fait.
En fait j'ai gagné du temps, mais pour combien de temps ?
En été il n'y a pas de bourse, je ferai comment ?

J'en ai plein le c********** j'allais mieux, je suis repartie à la case départ.
Je vais finir par demander le demi traitement , car malgré la perte de ressources, la juge ne pourra rien me pomper.

Il faut que je me paye un avocat pour le mois de mai. Mais celui qui s'est occupé de mon divorce a effacé ma dette envers lui, considérant qu'elle était minime et que j'avais fait le maximum.

Il faut que je me paie le luxe d'un avocat, que j'aille le voir, malgré toute l'historique, que je lui demande à combien se monterait sa prestation en mai, et que je trouve le fric.
Je n'ai même pas osé appeler mon père, ni son ange, voulu les préserver.
Il faut que je me bouge une fois et encore et toujours, mais je suis usée, je croyais aller mieux voire même bien, et en fait, je suis dans un état lamentable.

J'en ai vraiment marre, ça ne s'arrêtera jamais.

Et c'est ma fille que j'ai appelée. Pffffffffffff  Il fallait que je parle à quelqu'un. Là je manque mon feuilleton préféré avec Derek de lint, mais j' ai trop besoin d'en parler.

Les murs ne seraient pas en béton , je taperais dedans. En placo on fait des trous, on rebouche après, mais là je me pète la main.

Et demain médecin du rectorat pour reconversion. Elle va voir un déchet.

J'en ai marre mais marre de chez marre. Mais je tiendrai, comme d'habitude.


Alors je me fous à la retraire ? je m'enferme dans mes 4 murs, je ne vois plus personne, et la juge sera coincée, ou je me bats pour une dignité qui ne sera que fictive, car dans la réalité, je serai dans une situation misérable ?

Je n'ai pas de solution. D'un côté ou de l'autre j'y perds.

Edit  : Je préfère vous le dire. Hier soir, plus rien ne me semblait possible, (ce matin non plus d'ailleurs), et j'y ai pensé et repensé, je visualisais les médicaments sur ma table de nuit. Le faire comment ? Combien, pour ne pas y rester, mais pouvoir démissionner d'une certaine façon. Prévenir mes enfants que j'ai fait gaffe, et qu'ils ne soient pas inquiets en me voyant partir à l'hôpital. Mais j'ai eu peur qu'avec mes problèmes cardiaques, que cela soit définitif. Ce n'est pas moi que ça aurait dérangée, tant j'en avais marre, mais j'ai des enfants.

Alors j'ai laissé tomber cette idée à regret, je suis allée dans la chambre d'amis chercher la bouteille de téquila, et j'ai rempli mon mug (pour qu'ils ne voient rien), avec ma boisson au citron, ça faisait comme une margarita.

J'ai sifflé je ne sais combien de verres, il en a fallu beaucoup pour que le désespoir s'atténue. Je suis allée me coucher, et là je suis debout pour l'entretien avec le médecin du rectorat. La tête me tourne encore. Mais mon esprit est un peu anesthésié.

De retour je téléphone à zaboologue pour un rendez vous supplémentaire, promis.

Posté par _Zaboo_ à 20:28 - Commentaires [29] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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